mardi 7 mars 2006
A la demande des Ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture, l’Institut National pour la Recherche Agronomique (INRA) et le Centre d’étude du machinisme agricole et du génie rural des eaux et forêts (Cemagref), ont réalisé une expertise scientifique sur la réduction de l’utilisation des pesticides.
On attend une autre expertise sur les effets sur la santé humaine, confiée à l’Inserm.
Le dossier publié rappelle très bien les défauts des pesticides qui, si ils ont contribué à l’augmentation des rendements agricoles et à la régularité des récoltes (aujourd’hui excédentaires en Europe), ont des effets néfastes, souvent à long terme, sur les écosystèmes (la disparition des écrevisses peut leur être directement imputé).
On peut y lire que :
* Lors d’une pulvérisation, les pertes peuvent atteindre 10 à 70% vers le sol et entre 30 à 50% vers l’air !
* Les organismes nuisibles censés être combattus sont de plus en plus résistants (comme les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques).
* Une polyculture nécessite moins de pesticides qu’une monoculture.
* Au Danemark, des écotaxes dissuasives ont permis de diminuer de 40% les quantités utilisées.
* L’agriculture biologique et la lutte biologique (par exemple introduire des insectes prédateurs), en acceptant une baisse de rendement, peuvent être économiquement rentable.
Bien sur, l’INRA en profite pour promouvoir les OGM (sic !).
Bonjour,
Bien sur, l’INRA en profite pour promouvoir les OGM (sic !).
Dans un dossier qui étudie les moyens de limiter l’utilisation des pesticides, ça me semblait quand même logique de citer les OGM, puisque certains OGM bien précis permettent effectivement de supprimer des traitements (insecticides notamment). Même si c’est difficile d’écrire ça sans se faire taxer d’affreux partisan des firmes phytosanitaires. Donc je pense que c’était normal d’évoquer les OGM dans cette étude, quitte à écarter ensuite cette solution pour d’autres raisons : éthique, risque de propagation, de mutation, résistances...
Si j’ose, quelques corrections, rien d’important :
* Les organismes nuisibles Censés être combattus, [pas de virgule] sont de plus en plus résistants (comme les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques).
* L’agriculture biologique et la lutte biologique (par exemple introduire des insectes prédateurs), [virgule] en acceptant une baisse de rendement, peuvent être économiquement rentables.
Bravo pour le site, très élégant et agréable à parcourir.
Tout d’abord, un grand merci pour vos encouragements et vos remarques.
C’est un fait, certaines plantes OGM sont créées pour être résistantes aux ravageurs en produisant elles-mêmes des insecticides par exemple. Nous sommes bien obligé de le reconnaître. Par contre il serait honnête que les firmes agro-chimiques et les pouvoirs publics reconnaissent qu’une partie de ces gènes artificiels puissent être disséminés dans la nature, mettant en péril des insectes et toute la chaîne alimentaire qui en découle. Comment pouvons nous accepter cette technologie incontrôlable ?.
Mais que penser des plantes génétiquement modifiées pour résister à un herbicide (très puissant et breveté) qui éliminera toutes les "mauvaises herbes" ? Est un bienfait pour l’environnement ?
Qui pourrait répondre à une question que je me pose ? Etant donné que pour protéger la santé des consommateurs, l’usage de la plupart des insecticides est interdit plusieurs semaines avant les récoltes. Quel sera l’impact sur notre santé de la consommation de plantes OGM produisant des insecticides en permanence ?
certaines plantes OGM sont créées pour être résistantes aux ravageurs en produisant elles-mêmes des insecticides par exemple
et moi la question que je me pose, c’est si ces plantes produisent elles-mêmes des insecticides, peut-on manger ces plantes ensuite ? ou les faire manger aux animaux d’élevage ? sans risques ?
Merci pour ces remarques pertinentes Boustro ;-)