lundi 2 avril 2007
Shelley Minteer, professeur de chimie à l’Université de Saint-Louis (Missouri), a mis au point une batterie qui fonctionne au glucose.
Cette batterie, de la nano-technologie, est conçue pour alimenter en électricité les téléphones portables.
Le carburant idéal de cette pile à combustible est de l’eau sucrée, mais on peut aussi utiliser du soda ou du jus de fruit.
Les recherches ont été financées par l’armée américaine qui voit là un moyen pour recharger les batteries sur les champs de bataille.
L’inventeuse (trice ?), quant à elle, y voit surtout un moyen d’utiliser des sources d’énergie biodégradables. Un projet de cartouches d’eau sucrée pour les chargeurs rapides de batteries de téléphones portables est en cours. La commercialisation est prévue pour dans 3 à 5 ans.
Wait and see...
Ah si ! Bien d’accord ! Pas tant d’ailleurs des économies d’énergie dues à la consommation de l’appareil, très faible, qu’à la trop souvent négligée énergie grise : "l’énergie qui passe en fabrication, transport, conditionnement et destruction/recyclage de l’appareil" : très lourde pour tout ce qui concerne les dispositifs high tech et électroniques : leur fabrication, leur recyclage, engloutissent des quantités faramineuses d’énergie, d’eau, de métaux rares (une autre ressource non-renouvelable qu’on oublie trop souvent).
Voir par exemple le cas du Tantale (ou Coltan), nécessaire aux appareils électroniques miniaturisés : notre fièvre consumériste de téléphones, ordinateurs, caméras, lecteurs MP3, etc. qui tiennent dans la main et qu’on change tous les six mois est indirectement responsable des guerres de l’Est de l’Ex-Zaïre : 3 millions de morts...