jeudi 13 octobre 2005
Une bonne nouvelle venue du palais Bourbon (elles ne sont pas si fréquentes) : les députés français ont voté mardi un amendement à la loi d’orientation agricole interdisant la commercialisation des sacs et emballages plastiques non biodégradables à l’horizon 2010.
Mais pourquoi attendre encore 5 ans ? Comment justifier une décision reconnaissant le sac plastique comme un problème sérieux, et dans le même temps décidant d’en distribuer encore une soixantaine de milliards d’unités en cinq ans ?
Le problème n’est pas d’ordre technique, d’autres l’ont déjà fait :
Nos députés n’ont pas pris trop de risque en votant cet amendement [1] : d’ici cinq ans, personne ne peut dire quel sera le prix du pétrole, et le sac plastique aura peut-être déjà disparu de lui-même, trop cher.
Notez d’ailleurs que les hommes politiques québecois n’ont pas l’air très motivés non plus... Ont-ils peur d’affoler leurs électeurs ? D’inquiéter les industriels ? De paniquer la bourse ? Ou alors ils ne s’intéressent-ils tout simplement pas à la question ?
[1] Un projet de loi avait été présenté en 2004.
Le débat rebondit dans ... le Figaro.
Bien qu’en désacord avec le journaliste qui pense que le biodégrabable est compris par nos concitoyens comme "jetez-moi, je disparais tout seul", ce qui équivaut vraiment à nous prendre pour des imbéciles. Un argument me fait réflechir : ses sacs "devront eux aussi être collectés et triés pour une hypothétique valorisation par compostage". Et je pense qu’effectivement le compost obtenus sera de bien mauvaise qualité.
Et comme Skimy nous le rappelle dans un commentaire, l’amidon provient du maîs, gros consommateur d’eau, de pesticides, de terres drainées, de variétés OGM, ... pas franchement bio !
Donc je me joins à Ziala et Spéculoos pur vous inviter à refuser les sacs plastiques.