dimanche 19 mars 2006
Après Mellba, Ziva et Pyros (il y a déjà 9 et 10 ans), 5 nouveaux ours slovènes vont être lâchés dans les Pyrénées. La population de ce massif montagneux sera ainsi portée entre 19 et 24 individus. Cela restera très insuffisant pour assurer la survie de l’espèce d’autant plus que ces ours sont séparés géographiquement (par les routes notamment) en 2 "noyaux".
Un modèle scientifique permet de prédire la survie de l’ours des Pyrénées selon le nombre d’individus réintroduits dans chaque noyau. Il faudrait réintroduire au moins 7 autres individus (essentiellement des femelles) pour qu’on considère ces 2 populations comme "viables". A condition qu’aucun individu ne soit prématuremment abattu !
A lire le plan de restauration et de conservation de l’ours dans les Pyrénées 2006-2009 , un très beau document téléchargeable sur le site du Ministère consacré à l’ours.
Notre dossier ours :
L’ours dans les Pyrénées - un témoin des problèmes de gestion de l’espace montagnard
Après la mort de Cannelle - réintroduire l’ours brun dans les Pyrénées ?
Le 4ème ours a été laché dans la nuit du 1er au 2 juin 2006 à Arbas en Haute-Garonne.
12 pots de miels piégés pour tuer !!!
Même le leader des anti-ours a reconnu que cela allait trop loin...
Toutefois malgré la plainte du Préfet, les excités pour les uns, ou la raison pour les autres, l’ont emporté, puisque la Ministre a décidé de suspendre le programme de réintroduction.
Espérons que ce ne sera que provisoire et que Palouma et Franska ne resteront pas les plus célèbres émigrées choisies des Pyrénées.
Au fait on peut voir 3 vidéos de nos ourses sur le site du Ministère.
oui j’ai entendu ça ce matin, des pots de miel avec des bouts de verre... c’est lamentable.
Encore une fois, une minorité d’agités sème le désordre. L’adaptation de l’homme à son milieu et le respect de la biodiversité ne sont donc pas possibles encore aujourd’hui ?
et les brebis éventrées et tuées dans d’atroces souffrances, ça n’est pas lamentable ? le travail des éleveurs réduit en miettes, vous trouvez ça normal ?
essayez de vous mettre à la place d’un éleveur qui voit ses bêtes tuées, massacrées, déchiquetées, pour un ours que les touristes ne peuvent même pas voir , car l’ours attaque pour l’instant uniquement les brebis
pourquoi ne pas construire de grands parcs bien clos pour que les ours soient visibles des touristes et ne puissent pas vagabonder n’importe où ni tuer des brebis ? ça serait toujours mieux que les zoos qui sont autorisés , et en plus ça créérait des emplois. pourquoi dénigrer le travail des éleveurs qui nourrissent les hommes ?
Il n’est pas dans mon intention de dénigrer le travail des agriculteurs. Lisez mon article sur l’agriculture.
Effectivement des brebis (en moyenne 300 par an) sont dévorées par des ours (ou des loups dans les Alpes). Mais n’auraient-elles pas finies dans une assiette ?
Savez vous que les éleveurs sont largement dédommagés y compris pour le surcroit de travail et le stress du reste du troupeau. C’est prévu dans le plan ours gouvernemental (page 56). Des aides sont aussi octroyées pour protéger les troupeaux et pour l’embauche de bergers (des emplois !).
Il y a aussi des programmes de reintroduction en Italie et en Autriche. Et là il n’y a pas de conflit ?!?!!!
pourquoi ne pas cronstruire de grands parcs clôturés pour que les ours y vivent sans créer de dômmages aux habitants des montagnes qui les entretiennent ? au moins les brebis ne seraient plus attaquées par les ours, et les touristes pourraient les voir sans les craindre également ?
est si difficile à réaliser ??
Le travail d’un berger n’est-il pas de surveiller ses brebis ? Quand on parle de berger, l’image de l’homme au milieu de son troupeau avec son baton et son chien, nous vient à l’esprit.
Pourtant aujourd’hui les bergers sont simplement des éleveurs de moutons. Ils laissent leur troupeau paître en liberté dans la montagne. Le troupeau est bien entendu sans surveillance, sans défense.
Dans les Alpes, ils emploient à nouveau des chiens de berger (enfin de troupeau maintenant) pour défendre les brebis contre les loups. Et c’est assez efficace.
Le problème c’est que les brebis sont très nombreuses et empiètent maintenant sur le territoire du loup ou de l’ours. Forcément les agressions sont plus nombreuses.
Les bergers d’antan restaient près de leur brebis et pouvaient faire fuir l’ours ou les loups qui s’approchaient du troupeau (quoiqu’on en dise ces animaux ne s’attaquent pas systématiquement à l’homme, on est pas dans les contes pour enfants). Mieux, les bergers rentraient les brebis dans la bergerie tous les soirs. C’est la meilleure garantie contre les attaques de loups ou d’ours.
Mais les bergers de maintenant ne veulent plus rester auprès de leur troupeau, c’est trop contraignant. Ils seraient loin de leur famille, isolés dans la montagne pendant plusieurs mois et ils ne pourraient plus mener d’autres activités comme ils le font actuellement.
Il y a donc des efforts à faire de chaque côté.
Les bergers pour retrouver les vraies conditions de leur métier avec leur milieu (sinon on élève pas de brebis en montagne, on peut les élever plus bas dans la vallée).
Et il faut trouver des solutions pour empêcher les ours ou les loups de s’approcher des troupeaux. Mais encore une fois, l’homme va plier la nature à ses caprices. Quelles seront les conséquences ?
je suis de paris et non de la montagne , mais si les éleveurs effectuent la transumance, c’est sûrement car il n’y a pas assez de nourriture dans la vallée pour les troupeaux, sinon il n’y aurait aucun intérêt à monter et risquer les attaques des ours..... ils ont déjà dû y penser !
pourquoi contraindre les bergers à rester auprès de leur troupeaux alors que ce n’est pas économiquement viable (le revenu des troupeaux n’est pas suffisant pour faire vivre une exploitation) et qu’en plus la majorité de la population française est aux 35 h, - pourquoi encore maintenir certaines populations loin des avantages sociaux offerts au plus grand nombre habitant la ville ?
enfin la solution ne serait-elle pas de construire de grands parcs clôturés pour contenir les ours et éviter les attaques de brebis ; et en outre, rendre les ours visibles des touristes , qui se sentiraient aussi de cette manière en sécurité
enfin la solution ne serait-elle pas de construire de grands parcs clôturés pour contenir les ours et éviter les attaques de brebis ; et en outre, rendre les ours visibles des touristes, qui se sentiraient aussi de cette manière en sécurité
On pourrait effectivement penser à la sécurité de l’humain, mais dans le cadre actuel, j’ai cru comprendre que l’ours en question ne s’attaque (presque) pas à l’homme. L’ours est un omnivore et son régime est essentiellement végétarien. Les ongulés sauvages ou domestiques comme les moutons ne représentent que 8 % de son alimentation (sources). Mais je ne crois pas que l’enfermer soit une réponse intelligente au problème. Des clôtures dans la montagne détruiraient l’environnement des autres animaux qui y vivent. La création d’une zone clôturée réduite n’est pas la réintroduction d’un animale dans son environnement naturel, mais la création d’un parc animalier, ce qui existe déjà et dont le but est différent de la réintroduction. J’imagine mal les contrés d’afrique traversées de grillages en transformant le Mont Kenya en Zoo...
Ouf, le Conseil d’Etat rejette la demande de suspension dd’introduction des cinq ours slovènes dans les Pyrénées.
Le code de l’environnement autorise le ministre chargé de la protection de la nature à délivrer des autorisations exceptionnelles de réintroduction d’animaux appartenant à des espèces protégées lorsque l’espèce est menacée d’extinction.
je ne dis pas ouf, je dis pourquoi est ce que les conseillers d’etat , assis bien au chaud dans leur fauteuil de cuir, dans leur bureau confortable qui ouvre sur le palais royal, autorisent-ils le lâcher d’ours TUEURS DE BREBIS, DESTRUCTEURS du travail des éleveurs,
c’est sûr que lorsqu’ils déjeunent entre privilégiés , bien installés dans leurs certitudes ils IGNORENT LA SOUFFRANCE des éleveurs qui voient leurs animaux DECHIQUETTES, EVENTRES , MIS EN PIECES
Dans la forêt, le renard mange la sourie, le hérisson mange l’escargot, le héron mange la grenouille, l’ours mange la brebis, le chat mange le rouge-gorge... Dans cette affaire que dame Nature a mis en place, peux d’animaux tuent pour le plaisir. Peut être effectivement pour ce qui est du félin et de l’homme, il y eu quelques dérapages... Mais dans approximativement tout le reste du monde animal, les carnivores tuent pour ce nourrir, voire se défendre, et il n’y a pas d’intentions malveillante là-dedans.
Empêcherons nous les animaux de la forêt de s’entre-tuer ? Il est normal que l’ours mange la brebis. Effectivement l’éleveur doit travailler un peu plus pour protéger ces bêtes.
La vrai question que nous devrions nous poser est : y a t’il un intérêt écologique de réintroduire l’ours ? S’agirait-il d’un mouvement politique et non pas écologique ? La biodiversité soufre t’elle sans l’ours ?
Palouma (colombe en occitan) sera relachée ce soir...
Souhaitons qu’avec un tel patronyme, cette jeune slovène ne rallume pas la guerre dans les Pyrénées.
et en Espagne, où les ours sont présents, comment se passe la cohabitation ours/éleveurs ? il me semble savoir qu’ils ne se "mangent" pas trop entre eux.... je pensse qu’en France le problème de l’ours, comme du loup, n’est qu’un des symptomes du problème de la survie des élevages. Un soufre douleur si on veut. Un peu comme pour le pseudo "problème de l’immigration" pour certains....
Avant de crier à tout va, allons voir au delà de nos frontières les solutions qui sont déjà utilisées