Francisco Anselmo de Barros, 65 ans, était le président de la Fondation pour la conservation de la nature dans l’Etat du Mato Grosso do Sul, qu’il avait fondée en 1980.
Lors d’une manifestation samedi 12 novembre, il s’est immolé par le feu pour protester contre la construction d’une usine de fabrication d’alcool sur la réserve animale du Pantanal. Il est décédé des suites de ses brûlures le dimanche 13 à l’hôpital.
Dans une lettre laissée à sa famille, il précisait que son geste était "le seul moyen de réveiller les gens" et de les sensibiliser à la défense de l’environnement, selon l’agence de presse Globo.
Riez !
Vous aurez l’air bien con quand on crèvera la gueule ouverte des conséquences de l’écologie. Pour information, il avait créé un groupe en 1980 pour préserver la dernière mame de biodiversité du Brésil, 25 ans de travail en miette pour des petits intérêts financier après avoir tenté toutes les luttes : en s’immolant par le feu, acte le plus grave que nous connaissons uniquement en cas de guerre pour nos références, il a voulu nous dire que :
le combat écologique est une guerre pour notre survie individuelle et commune
que le combat doit continuer à tout prix quel que soit la forme qu’il prend
Bonsoir
Personnellement, cette nouvelle ne me fait pas rire du tout. Pour qu’un homme de son âge, qui s’était engagé autant dans la défense de l’environnement, je pense qu’il faut vraiment que la situation soit grave pour qu’il en arrive à cette décision.
Le fait de relayer cette triste nouvelle permet que les lecteurs soient informés de la situation au Brésil, que M. Anselmo ne soit pas oublié et que son geste n’ait pas été vain.
Tu tiques ? Je te rassure, nous ne prônons pas la manif-suicide (surtout en ces temps de pénurie de pétrole, moi aussi je sais faire mon cynique).
Depuis, les opposants à l’usine (polluerait le deuxième plus gros aquifère du monde !) ont reçu l’appui de la ministre de l’environnement (Port.) et samedi, à la sortie d’une messe à la mémoire du suicidé, a été organisée la plus grosse manif en faveur de l’environnement jamais organisée dans l’Etat de Mato Grosso do Sul.
Mais le gouverneur de l’état maintient son projet (Port.), bien sûr...