La réserve a déjà été menacée par 2 fois par les appétits de pétrole des états américains.
Cette fois-ci Georges W. Bush est intervenu lui-même pour dire que :
1 - ce n’était qu’un "petit coin" de la réserve qui serait touché,
2 - que les techniques modernes permettaient de réduire les pollutions émises par ce type d’exploitation
3 - que le pétrole extrait permettrait d’être indépendant énergétiquement et
4 - que ça créerait des emplois
Mais ce qu’il n’a pas dit, c’est que :
1 - la réserve abrite de nombreuses espèces sauvages en voie de disparition (grizzlis, loups, ours polaires) et que même une toute petite partie en moins sur le territoire aura des conséquences sur la (sur)vie de ces animaux
2 - les techniques modernes, même si elles polluent moins, polluent quand même, ce qui à l’heure actuelle, n’est plus suppportable
3 - la quantité de pétrole permettrait surtout d’engendrer plus de profits, d’être indépendants des pays de l’OPEP et cela évidemment n’est qu’une solution à court terme car les réserves de pétrole ne sont pas infinies
4 - il n’y a que 210 habitants sur cette réserve de 200 000 hectares, uniquement des inuits. Il serait étonnant que ce soit eux qui soient employés sur la nouvelle exploitation pétrolière. Dans ce cas au lieu de créer des emplois, l’exploitation créera des nuisances pour les habitants et des délocalisations pour les employés qui devront y travailler.
La mesure a été introduite au sénat de façon à être facilement adoptée, il suffira de 51 voix contre 60 alors qu’elle avait été bloquée par 52 voix contre 48 la dernière fois.
Compte-tenu de cette "inélégance", les écologistes ont promis de réagir rapidement.
Le débat aura lieu la semaine prochaine. A suivre donc...