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Glossaire

Canardo, Speculoos, Ysengrin, le dimanche 20 mars 2005
 
Les grands termes de l’environnement.

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A

  • ADN : Acide DésoxyriboNucléique, molécule support de l’information génétique héréditaire. C’est un des constituants des CHROMOSOMES. Les GÈNES sont des segments d’ADN.
  • AÉROGÉNÉRATEUR : dispositif permettant de fabriquer de l’électricité en utilisant la force du vent (syn. : éolienne).
  • ANTHROPIQUE : relatif à l’homme ou à ses activités.
  • ASSAINISSEMENT : collecte et traitement (épuration) des eaux usées avant leur rejet dans les rivières ou dans le SOL. L’assainissement collectif concerne les eaux collectées auprès de plusieurs usagers : il est effectué dans une station d’épuration (constituée de plusieurs bacs en béton entre lesquels les eaux circulent pour subir les traitements successifs) ou dans une lagune (le RECYCLAGE des matières organiques et minérales est assuré par la FLORE et la FAUNE de vastes étangs communicants à fonds naturels). L’assainissement peut aussi être autonome, traitant les eaux juste après leur usage (stations d’épuration industrielles, fosse septique pour les habitations isolées...).

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B

  • BIOCARBURANT : carburant fabriqué à partir de produits agricoles (colza, betterave, pomme de terre, céréales, canne à sucre) utilisé comme additif aux carburants traditionnels ou comme produit de substitution. Les biocarburants paraissent avantageux du point de vue environnemental : ils sont une ressource renouvelable et sont moins polluants en bout de chaîne (émissions de dioxyde de carbone, d’oxyde de carbone et d’oxydes d’azote plus faibles). Le bilan écologique global des biocarburants est cependant soumis à polémique, leur production utilisant engrais et pesticides. Par ailleurs, le rendement, ou rapport entre l’énergie produite et l’énergie consommée pour la fabrication reste faible.
  • BIOCÉNOSE : l’ensemble des organismes vivants, ESPÈCES végétales et animales, peuplant un milieu physique donné, appelé le BIOTOPE. En agriculture, le champ cultivé et son ENVIRONNEMENT immédiat sont définis comme une agrobiocénose.
  • BIOCONCENTRATION : phénomène par lequel des êtres vivants absorbent des substances polluantes ou naturellement présentes dans leur BIOTOPE et les accumulent dans leur organisme à des concentrations parfois supérieures à celles auxquelles elles se rencontrent dans le milieu naturel.
  • BIODÉGRADABILITÉ : un produit est dit biodégradable s’il peut être décomposé par des organismes vivants (les DÉCOMPOSEURS). L’ensemble des matières organiques (composés du carbone) est biodégradable. Cependant, le temps de la décomposition par l’ÉCOSYSTÈME peut aller de quelques jours (trognon de pomme) à plusieurs centaines d’années (sac en plastique).
  • BIODIVERSITÉ : désigne la diversité du monde vivant : diversité génétique au sein d’une ESPÈCE, des espèces au sein d’un ÉCOSYSTÈME, des écosystèmes. La préservation de la biodiversité est indispensable à l’évolution future du monde vivant.
  • BIOGAZ : mélange gazeux, résultat de la fermentation anaérobie ("méthanisation") de matières organiques. Le biogaz est composé de 50 à 80% de méthane, ce qui lui donne un haut pouvoir énergétique. Il est produit depuis toujours dans les marais, et depuis qu’elles existent, dans les décharges renfermant des déchets organiques. Dans ce dernier cas, il peut être récupéré à l’aide de sondes ou de cheminées pour un usage énergétique. Epuré, le biogaz peut servir de carburant à des véhicules adaptés, ou bien s’intégrer à un réseau de distribution de gaz naturel.
  • BIOMASSE : masse totale de matière vivante végétale et animale dans en un milieu naturel donné.
  • BIOSPHÈRE : ensemble des organismes vivants du globe, et, plus généralement, partie de la planète où la vie est possible. La biosphère comprend l’atmosphère (couche gazeuse), l’hydrosphère (couche liquide) et la lithosphère (partie solide du globe).
  • BIOTOPE : milieu physique dans lequel vivent associés des êtres vivants, animaux et végétaux.
  • BIOTURBATION : brassage des SOLS et des sédiments par les organismes fouisseurs (vers de terre, crustacés...) favorisant l’oxygénation du substrat, la circulation de l’eau, le mélange des particules minérales et organiques.
  • BOUES : résidus solides, riches en eau, produits par l’ASSAINISSEMENT des eaux usées. On élimine aujourd’hui les boues par épandage sur les terres, stockage en décharge de long terme ou INCINÉRATION.

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C

  • CANOPÉE : partie supérieure des arbres d’une forêt, exposée directement au rayonnement solaire. ÉCOTONE entre forêt et atmosphère, la canopée accueille une FAUNE riche et spécifique.
  • CARACTÈRE : particularité physique qui se retrouve chez tous les membres d’une même ESPÈCE.
  • CELLULE PHOTOVOLTAÏQUE : dispositif permettant de convertir directement le rayonnement solaire en énergie électrique. Les cellules sont ordonnées en modules qui composent les panneaux solaires.
  • CHAÎNE ALIMENTAIRE : liens alimentaires qui unissent les êtres vivants au sein d’une biocénose. On peut résumer le fonctionnement d’une chaîne alimentaire ainsi : PRODUCTEURS (végétaux) -> CONSOMMATEURS PRIMAIRES (herbivores) -> CONSOMMATEURS SECONDAIRES (carnivores). Les DÉCOMPOSEURS (micro-organismes, bactéries et champignons) assurent le recyclage de la matière organique morte en un substrat sur lesquels pourront à nouveau se développer des producteurs. La chaîne alimentaire est donc un cycle.
  • CHROMOSOME : siège de l’information génétique, constitué d’une molécule d’ADN compactée jusqu’à 10.000 fois et de protéines. L’être humain possède 46 chromosomes dans chacune de ses cellules (sauf cellules sexuelles), 23 d’origine paternelle et 23 d’origine maternelle.
  • CLIMAX : en l’absence d’intervention humaine, la végétation d’un ÉCOSYSTÈME donné évolue progressivement vers un stade terminal, appelé climax. Le climax dépend exclusivement des conditions de milieu : nature du SOL et climat (ensoleillement, températures, précipitations). A un milieu donné correspond un climax donné. Le climax du milieu méditéranéen par exemple est la forêt méditaréenne, celui des plaines boréales est la toundra.
  • COÉVOLUTION : phénomènes évolutifs affectant deux ou plusieurs ESPÈCES en interaction.
  • COGÉNÉRATION : production simultanée de chaleur et d’énergie électrique (ou parfois mécanique). Grâce à la récupération de la chaleur dégagée par la combustion elle permet des économies de combustible de l’ordre de 30%.
  • COMPÉTITION : phénomène apparaissant lorsque deux individus ou deux POPULATIONS exploitent une même ressource dans un ÉCOSYSTÈME. Cette compétition peut avoir pour objet une source de nourriture, un espace (domaine vital, territoire), des abris ou des sites de reproduction (cavités dans les arbres, corniches rocheuses, terriers...) ou encore des partenaires sexuels.
  • COMPOSTAGE : procédé biologique qui consiste à transformer un ensemble de résidus organiques en un produit stable, hygiénique, apte à l’enrichissement du SOL : le compost.
  • CONSOMMATEURS PRIMAIRES : animaux herbivores (voir CHAINE ALIMENTAIRE).
  • CONSOMMATEURS SECONDAIRES : animaux carnivores. Les carnivores primaires mangent les herbivores, les carnivores secondaires mangent les carnivores primaires (voir CHAÎNE ALIMENTAIRE).

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D

  • DÉCHET : selon la loi cadre du 15 juillet 1975, est appelé déchet tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon. La réglementation française distingue les déchets inertes, banals (déchets ménagers et assimilés), et industriels spéciaux.
  • DÉCOMPOSEURS : micro-organismes (champignons et bactéries) dégradant la matière organique morte, préparée par les rongeurs et les invertébrés mangeurs de détritus (voir CHAÎNE ALIMENTAIRE).
  • DENDROCHRONOLOGIE : discipline qui étudie les stries d’accroissement annuel des arbres afin de retracer certains faits écologiques passés, tels que les phénomènes climatiques (hivers froids, sécheresse...).
  • DENDROLOGIE : discipline de la botanique qui étudie les arbres.
  • DENSITÉ : paramètre permettant d’apprécier l’abondance relative d’une ESPÈCE donnée dans un ÉCOSYSTÈME. La densité d’une POPULATION correspond au nombre d’individus de cette espèce par unité de surface.
  • DORMANCE : interruption de l’activité végétative des plantes des régions tempérées froides et subarctiques durant la mauvaise saison.

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E

  • ÉCOLOGIE : science qui étudie les relations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu naturel (le BIOTOPE). Le terme est créé en 1866 par le biologiste allemand Ernst Haeckel, à partir des termes grecs oikos (maison, habitat) et logos (science). L’écologie politique dérive de cette science, et se nourrit de l’étude des interactions des sociétés humaines avec leur ENVIRONNEMENT.
  • ÉCOSPHÈRE : ensemble constitué de l’atmosphère, de l’hydrosphère et de la lithosphère.
  • ÉCOSYSTÈME : ensemble constitué par un milieu physique déterminé (le BIOTOPE) et la totalité des êtres vivants qui l’occupent (la BIOCÉNOSE)
  • ÉCOTONE (ou lisière) : zone frontière étroite entre deux BIOCÉNOSES. Les écotones sont toujours des milieux extrêmement riches, car ils réunissent des conditions de milieu variées. Ex : les rivages (coincidence de la lithosphère, de l’hydrosphère et de l’atmosphère), ou encore les haies (coincidence d’un milieu ouvert et d’un milieu fermé).
  • EFFET DE SERRE : phénomène naturel par lequel l’atmosphère maintient la température à la surface de la Terre. Les responsables en sont les gaz dits "à effet de serre" : vapeur d’eau, dioxyde et monoxyde de carbone, méthane, CFC, oxyde d’azote et ozone. Leurs molécules présentes dans l’atmosphère laissent passer les rayons du soleil vers la terre, mais absorbent en revanche les rayonnements infrarouges émis par la surface de la planète, puis réémettent une partie des rayons vers la terre, les empêchant de s’échapper vers l’espace.
  • EFFET PAPILLON : le battement des ailes d’un papillon dans l’atmosphère pourrait entraîner, un an plus tard, à des milliers de kilomètres, le déclenchement d’un cyclone. C’est ce qu’on appelle l’effet papillon, qui symbolise la théorie dite "du chaos" : une perturbation du système, si petite soit-elle, peut produire un effet qui croît exponentiellement avec le temps.
  • ENDÉMIQUE : se dit d’une ESPÈCE qui ne se rencontre qu’en un lieu ou une région donnée.
  • ÉNERGIE GRISE : c’est l’énergie cachée, qu’il a fallu pour fabriquer, emballer, distribuer puis éliminer un produit.
  • ENVIRONNEMENT : vient de l’Anglais environment. Qualifie le BIOTOPE d’une ESPÈCE donnée. En ce sens, il convient de parler de l’environnement d’une espèce. Dans l’usage commun du mot, on ne précise plus l’espèce concernée : est alors sous-entendu qu’il s’agit de l’environnement humain.
  • ÉPIPHYTES : végétaux vivants se développant sur d’autres, comme par exemple les lichens, mousses, champignons et algues des troncs d’arbres. Ces végétaux ne prélèvent pas de nourriture sur leur hôte, et ne sont donc pas des parasites. Ils ne se servent de la plante hôte que comme support.
  • ESPÈCE : unité de base de classification des organismes vivants. L’espèce peut être définie comme la réunion d’individus apparentés présentant simultanément deux des couples de critères suivants : même morphologie héréditaire et mêmes CARACTÈRES physiologiques ; répartition écologique et distribution géographique identiques ; interfécondité entre ces individus et stérilité vis-à-vis de ceux des espèces qui leur ressemblent.
  • EUTROPHISATION : manque d’oxygène bloquant le processus de dégradation de la matière organique dans l’eau. Conséquence d’un excès de substances nutritives, principalement nitrates et phosphates, dans des milieux où l’eau est peu renouvelée (lacs, étangs, fonds de baie, rivières lentes...) qui entraîne une prolifération des végétaux aquatiques et des bactéries aérobies, l’eutrophisation est cause de la dégradation de la qualité de l’eau.
  • EXTINCTION : disparition totale et irréversible d’une ESPÈCE animale ou végétale.

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F

  • FAUNE : ensemble des ESPÈCES animales qui habitent un ÉCOSYSTÈME, une région, un pays...
  • FLORE : ensemble des ESPÈCES végétales d’un ÉCOSYSTÈME, une région, un pays... La flore est un élément majeur du paysage, et c’est elle qui détermine la typologie des milieux naturels : forêt tropicale, forêt tempérée, désert, toundra, steppe...

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G

  • GAZ DE PÉTROLE LIQUÉFIÉ (GPL) : carburant dit propre, issu du raffinage du pétrole brut. Sa combustion produit moitié moins d’oxyde d’azote et de monoxyde de carbone que celle du gazole, et dix fois moins de particules.
  • GÉOTHERMIE : chaleur contenue dans la croûte terrestre et dans les couches superficielles de la terre. C’est une possible source de chaleur, voire d’énergie électrique lorsque la température du réservoir géothermique est assez élevée pour permettre la production de vapeur.
  • GÈNE : portion d’ADN correspondant à un CARACTÈRE héréditaire particulier, unité d’information génétique.
  • GÉNÉTIQUE : étude de la transmission des CARACTÈRES héréditaires des êtres vivants.
  • GÉNOME : patrimoine génétique d’un être vivant, c’est-à-dire l’ensemble des informations génétiques de son organisme.
  • GÉNOTYPE : patrimoine génétique total d’un individu, exprimé et latent et par extension toute la POPULATION d’individus de constitution génétique identique.

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H

  • HABITAT : ENVIRONNEMENT typique dans lequel une ESPÈCE animale donnée peut être rencontrée.
  • HUMUS : partie supérieure des SOLS composée de matières organiques en décomposition et d’éléments minéraux issus de la dégradation de la roche-mère.

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I

  • INCINÉRATION : mode de traitement des DÉCHETS qui consiste à les brûler dans des fours aménagés à cet effet. Lorsqu’elle se fait à température assez élevée, l’incinération a deux principaux avantages : la réduction du volume global des déchets et la récupération de l’énergie contenue dans la matière lorsque l’installation est couplée avec une machine thermique. Cependant, l’incinération ne fait pas disparaître la matière, elle la transforme : en résidus solides (cendres, mâchefers et résidus d’épuration des fumées contenant des métaux lourds), en gaz et aérosols (acide chlorhydrique, dioxines et furanes) et en métaux lourds comme le plomb, le mercure, le cadmium.
  • INSTALLATION CLASSÉE : installation source de dangers ou de POLLUTIONS, dont l’exploitation est réglementée par la loi du 19 juillet 1976. Les établissements concernés sont définis dans une nomenclature en fonction de la dangerosité de leur activité.
  • INVASION : apparition massive et soudaine d’une ESPÈCE dans une zone géographique donnée, généralement distincte de son aire de répartition « normale ».

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L

  • LIXIVIAT : eau chargée en polluants bactériologiques et/ou chimiques après avoir percolé à travers des DÉCHETS stockés en décharge ; par extension, eaux étant entrées en contact avec des déchets.

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M

  • MARÉE NOIRE : épanchement de pétrole en mer résultant du naufrage d’un navire pétrolier. Le pétrole libéré, dont une partie s’évapore, s’étale en une fine pellicule. Progressivement il dérive, pouvant atteindre les littoraux, et se dépose sur les végétaux marins dont il provoque la mort ; le milieu mettra six à dix ans à digérer totalement l’hydrocarbure.
  • MIGRATIONS : déplacements périodiques, généralement saisonniers, entrepris par certaines ESPÈCES animales, notamment les oiseaux, mais aussi certaines chauves-souris, les libellules ou encore les poissons.

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N

  • NICHE ÉCOLOGIQUE : ensemble des conditions d’HABITAT, de régime alimentaire et de mœurs propres à une ESPÈCE animale ou végétale, qui permet de désigner le type de place qu’occupent dans le milieu les individus de cette espèce, mais aussi les multiples relations qu’ils ont avec le reste de l’ÉCOSYSTÈME. En un seul lieu, deux espèces ne peuvent occuper une même niche écologique : la COMPÉTITION aboutit alors à la disparition d’une espèce. Si elles coexistent, c’est que les deux espèces n’habite pas exactement la même niche. Par exemple, les larves de plusieurs insectes exploiteront différentes parties d’une même plante, ou plusieurs espèces d’oiseaux frugivores vivant dans le même milieu consommeront des fruits de taille différente.
  • NIMBY : abréviation de l’expression anglaise not in my back yard : "pas dans mon jardin". On parle du "syndrome NIMBY" lorsque les riverains s’opposent à l’implantation d’infrastructures ou d’équipements susceptibles de créer des nuisances, réelles ou supposées. Il a pu jouer en faveur de la protection de l’ENVIRONNEMENT, en empêchant la réalisation de projets nuisibles. Mais il peut se retourner contre des opérations visant à une meilleure gestion de l’environnement (installation d’une station d’épuration, par exemple).
  • NIMEY : abréviation de l’expression anglaise not in my election year : "pas pendant l’année de mes élections". Le "syndrome NIMEY" touche les élus. Il se révèle lorsqu’un projet d’aménagement ou d’équipement, porteur de nuisances possibles pour la population est proposé peu de temps avant une échéance électorale.

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P

  • PARADIS DE POLLUTION : traduction de l’anglais pollution eden, désigne (par analogie avec "paradis fiscal") un pays n’ayant pas de réglementation contraignante en faveur de la protection de l’ENVIRONNEMENT.
  • PARASITISME : comportement biologique de certains êtres vivant aux dépens d’autres êtres vivants, alors nommés hôtes (voir PRÉDATION et SYMBIOSE).
  • PARC NATUREL : espace délimité, couvert par un statut légal en vue d’y protéger la nature dans toutes ses dimensions : sites naturels, BIODIVERSITÉ... Il existe dans la législation française les "Parcs Naturels Nationaux", zones entièrement sauvages et à l’environnemnt strictement protégé, et les "Parcs Naturels Régionaux", habités, et axés sur le maintien de la culture traditionnellement liée aux conditions de milieu.
  • PEUPLEMENT : ensemble des individus d’ESPÈCES différentes faisant partie d’un ÉCOSYSTÈME donné.
  • PHÉNOTYPE : caractéristiques physiques d’un organisme, résultant à la fois de sa constitution génétique et de son adaptation au milieu.
  • PHOTOSYNTHÈSE : phénomène permettant aux plantes vertes et aux algues de fabriquer leur propre matière à partir du gaz carbonique de l’air, des sels minéraux et de l’eau apportés du SOL par la sève en présence de lumière solaire. La photosynthèse est à la base de toute CHAÎNE ALIMENTAIRE : c’est elle qui fait des végétaux des PRODUCTEURS.
  • PHYTO-SOCIOLOGIE : branche de l’ÉCOLOGIE qui étudie les associations végétales et leur évolution jusqu’au CLIMAX.
  • PLUIES ACIDES : phénomène résultant de la POLLUTION atmosphérique. L’eau de pluie s’enrichit des émissions atmosphériques acides provenant des industries, en particulier du dioxyde de soufre (SO2). Le degré d’acidité de ces pluies peut descendre jusqu’à 3 - l’acidité du jus de citron. L’impact des pluies acides sur la FLORE et la FAUNE est très préoccupant.
  • POLLUTION : action de rejeter dans un milieu une ou plusieurs substances capables d’entraîner un dysfonctionnement de ses différents cycles. On emploie le même terme pour désigner le résultat d’une telle action, à savoir la dégradation du milieu inerte et les dommages causés aux organismes vivants.
  • POPULATION : ensemble des individus d’une même ESPÈCE, végétale ou animale, vivant au même instant dans un milieu précis.
  • PRÉDATION : comportement biologique de certains êtres vivant qui se nourrissent d’autres êtres vivants, alors nommés proies (voir PARASITISME et SYMBIOSE).
  • PRINCIPE POLLUEUR-PAYEUR : principe selon lequel les coûts liés à une dégradation de l’ENVIRONNEMENT doivent être assumés par celui qui en est responsable. De principe économique, il est devenu un principe juridique, appliqué au travers de décisions de justice, lorsque la responsabilité du pollueur est reconnue pour un dommage passé.
  • PRODUCTEURS : végétaux à chlorophylle qui fabriquent, grâce à la PHOTOSYNTHÈSE, de la matière végétale (voir CHAÎNE ALIMENTAIRE).

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R

  • RECYCLAGE : retraitement des DÉCHETS aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins.
  • RÉGULATION (ou SÉLECTION NATURELLE) : variations du nombre d’individus au sein d’une même POPULATION, assurée surtout par les relations à l’intérieur des CHAÎNES ALIMENTAIRES : par la quantité de nourriture, la PRÉDATION, le PARASITISME, la COMPÉTITION et l’intervention humaine.
  • RÉSILIENCE : aptitude d’un ÉCOSYSTÈME déterminé à retrouver son état d’équilibre après une perturbation.
  • RIPISYLVE : formation arborescente qui s’installe le long des cours d’eau, composée en grande partie de saules et d’aulnes.

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S

  • SÉLECTION NATURELLE : processus évolutif selon lequel les individus les plus aptes à survivre sont favorisés par rapport à ceux qui sont mal adaptés aux conditions de vie de leur ENVIRONNEMENT.
  • SMOG : terme anglais, contraction de smoke (fumée) et fog (brouillard), inventé en 1905 pour désigner la brume noirâtre qui envahissait parfois, au cours de l’hiver, la ville de Londres, depuis le début de la Révolution industrielle. Le smog était formé de fines gouttelettes d’eau qui emprisonnaient les fumées sortant des installations thermiques industrielles et domestiques. Combiné au dioxyde de soufre rejeté en grande quantité par ces installations, le smog devenait dangereux dès lors que les conditions météorologiques (anticyclone, inversion de la température) l’obligeaient à stagner au-dessus de la ville, causant de graves troubles respiratoires et une forte augmentation de la mortalité chez les catégories les plus faibles de la population.
  • SOL : couche supérieure de la croûte terrestre composée de particules minérales (provenant de la dégradation de la roche-mère), de matière organique (provenant de la décomposition des végétaux), d’eau, d’air et d’organismes.
  • SURPÂTURAGE : phénomène résultant d’une pression alimentaire excessive du bétail domestique ou d’herbivores sauvages sur une prairie (surconsommation des herbages et piétinement du SOL), se traduisant par une dégradation du tapis herbacé et du sol (diminution de la diversité spécifique, désertification).
  • SYMBIOSE : comportement biologique de certains êtres vivant en interdépendance nutritionelle (voir PARASITISME et PRÉDATION).

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Z

  • ZONE HUMIDE : terrain inondé ou gorgé d’eau pendant tout ou partie de l’année. Il existe des zones humides continentales, aux eaux douces (marais, étang, tourbières...) et des zones humides littorales, dont l’eau est salée ou saumâtre (mangroves, lagunes, marais salants...). Longtemps réputées maléfiques et insalubres, ces zones ont subi au XXe siècle de vastes opérations de drainage, pour raisons sanitaires et d’aménagement du territoire. Pourtant, les zones humides abritent une BIODIVERSITÉ exceptionnelle, bien connue des ornithologues. De plus, elles jouent un double rôle dans le cycle de l’eau : un rôle d’épuration de l’eau douce et un rôle de stockage qui participe à la régulation des flux dans le cycle et d’éviter certaines inondations.

SOURCES :

CYBERSOURCES :


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