Attention, elles sont originaires d’Amérique du Nord et du Sud, de l’Est de l’Asie, d’Afrique du Sud...
Elles ont été introduites volontairement ou non par l’homme. Elles peuvent proliférer. Ce sont les plantes invasives :
Elodée, lentille d’eau rouge, myriophylle du Brésil, jussies, Berce du Caucase, Renouée du Japon, Balsamine géante, Rudbeckia laciniée, Seneçon du cap, Solidage du Canada et, plus surprenant, le topinambour, colonisent les berges des cours d’eau et des zones humides.
Elles modifient le fonctionnement, la composition ou la structure des milieux aquatiques et des zones humides. Elles concurrencent ainsi les espèces indigènes jusqu’à entraîner parfois leur disparition. On considère aujourd’hui qu’elles représentent l’une des causes majeures d’appauvrissement de la biodiversité dans le monde après la destruction et la dégradation des écosystèmes. Accessoirement, elles représentent une gêne pour les usages, c’est-à-dire pour les activités de loisirs, l’agriculture, la navigation, la pêche...
Le moindre fragment de plante invasive peut reconstituer un nouveau plant.
d’acheter dans des jardineries des plantes exotiques sans informations préalables,
d’introduire des espèces invasives dans les milieux (particuliers, paysagistes, apiculteurs, collectivités territoriales...),
de vous débarasser de vos plantes d’aquarium (et de vos poissons) dans une rivière ou un plan d’eau mais les jeter à la poubelle (ou les composter). Il convient même de ne pas vider l’eau de l’aquarium dans l’évier avec des fragments de plantes.
L’Agence de l’eau Rhin Meuse et l’Université de Metz, viennent de publier un guide téléchargeable pour reconnaître ces plantes.
Très pédagogique et très bien illustré, je vous le recommandre pour mieux comprendre et lutter contre ces pestes végétales.
Il suffit de peu pour que certaines plantes soient à l’origine de catastrophes écologiques. C’est aussi valable pour les animaux.
Au fait que se passera-t-il avec les plantes génétiquement modifiées ?
A lire aussi :
le dossier consacré aux plantes envahissantes exotiques du conservatoire régional des rives de la Loire et de ses affluents,
et le numéro double 120-121 de la revue de la Sepanso consacré aux invasions d’espèces.