Même si tous les scientifiques s’entendent maintenant pour reconnaître que les activités humaines sont responsables de la 6eme extinction d’espèces que connaît la planète, nous avons pu constater entre autre que :
> L’IUCN [1] a mis à jour la liste des espèces animales et végétales etéintes. Le total s’élève maintenant à 784 espèces disparues et 65 autres n’existant qu’en captivité ou en culture. Dernière victime parmi les plus connues : le dauphin de Chine.
> Sous couvert d’études scientifique, plusieurs pays ont recommencé à chasser la baleine.
> Dans les abysses, sous terre, dans les forêts tropicales, etc, de nouvelles espèces sont découvertes. Mais la plupart des extinctions concerne des espèces qui n’ont pas encore été décrites.
> Une bonne nouvelle tout de même : la création de 3 nouveaux parcs nationaux et d’un établissement public : Parc nationaux de France
> Cette année, 5 ours slovènes ont été réintroduits dans les Pyrénées pour tenter d’assurer la pérennité de l’espèce dans ce massif montagneux. Toujours menacés par la chasse et le pastoralisme, les ours ont de plus en plus de mal à vivre dans ces montagnes de plus en plus fréquentées par l’homme.
Malheureusement, Palouma, une femelle de 4 ans et 83 kg, lâchée le 25 avril est décédée fin aout. L’autopsie (sic) concluera à une mort accidentelle.
Grande préoccupation de cette année ! Nous pouvons chacun à notre niveau en voir les effets et plus personne ne nie son existence. Les conséquences de ce réchauffement sont parfois discrètes, parfois dramatiques, mais toujours bien présentes.
> Cet été, nous avons vu des essaims de criquet en France, ce n’est pas la première fois, mais cette année ils sont remontés plus haut vers le nord.
> Même les scientifiques américains s’alarment de la situation.
> Les inuits quant à eux, vont devoir abandonner leur mode de vie ancestral.
> Pour Demain la Terre, les changements climatiques c’était hier.
Une préoccupation grandissante dans notre société, il faudra bien trouver une solution pour stocker les déchets de plus en plus nombreux de nos vies modernes. La solution serait d’en produire moins !
> La directive Reach [2] a enfin été adoptée par le parlement européen ! D’ici 11 ans, 30 000 substances chimiques (sur un total de 100 000) vont devoir être homologuées et si elles présentent un risque pour l’environnement ou la santé, elles ne pourront plus être utilisées qu’en cas de nécessité (économique).
Cette directive devrait éviter à l’avenir d’avoir à gérer des déchets comme l’amiante dans le Clem’, l’augmentation des gaz responsables du trou de la couche d’ozone ou les PCB dans les rivières.
> Les sacs plastiques constituent eux aussi une pollution importante. La loi d’orientation agricole a interdit la commercialisation des sacs et emballages plastiques non biodégradables à l’horizon 2010. Cela pour favoriser les sacs en amidon de maïs biodégradable. C’est un grand pas en avant que nous saluons, mais ne vaudrait-il mieux pas réduire nos emballages plastiques ?
> Rappelons que du 9 au 15 octobre 2006 a eu lieu la semaine de réduction des déchets.
> Le baril de pétrole a atteint des records cette année. Aussi tout le monde convient qu’il faut commencer à réfléchir à l’après-pétrole. Les constructeurs automobiles et les pouvoirs publics promeuvent les véhicules économes en carburant et en émission de GES.
> Mais l’or noir c’est toujours des marées noires aux Philipines, en Alaska et au Liban
Faut-il en parler ? Vous rappelez-vous que la consultatiopn sur le nucléaire débutée en 2005 s’est poursuivie en début d’année ? Comme toujours sur ce sujet, il n’y a pas eu de débat !
> Tout comme Iter qui sera construit à Cadarache, bien qu’en théorie rien ne devrait être décidé, vu que l’enquête publique ne s’est terminée que le 20 décembre 2006. Les riverains avaient-ils vraiment leur mot à dire ?
Plusieurs articles parus sur Demain la Terre ont traité des effets des pesticides agricoles sur l’environnement. Le problème est épineux, les agriculteurs sont pris entre les feux des écologistes et ceux de la production (donc de leurs revenus). Comment faire ? Comment agir ? La question reste entière, même si Demain la terre a tenté de démêler les fils de ce problème complexe.
De nombreuses actions anti-OGM ont encore émaillées l’actualité française. Le débat fait rage officieusement, mais officiellement rien n’est fait pour désamorcer une situation qui semble inextricable. En fin d’année, la commission européenne a condamné la France pour n’avoir pas retranscrit en droit national la directive communautaire relative à la dissémination volontaire des OGM dans l’environnement.
L’eau est une ressource qui risque de devenir rare et donc chère. Aujourd’hui polluée, gaspillée, l’eau de nos rivières est négligée dans certaines régions et dans d’autres elle redevient (enfin !) une préoccupation. Une nouvelle loi sur l’eau et les milieux aquatiques a été votée, mais elle ne satisfait pas les associations écologistes.
L’hiver s’est étiré jusqu’en avril, la canicule nous a fait transpirer tout juillet, août a été très pluvieux, l’automne nous a offert des températures très douces, mais toute l’année nous a imposé des écarts de températures brutaux parfois sur quelques jours seulement !
Et à la fin 2006, c’est à nouveau le froid qui a règné, espérons qu’il ne durera pas jusqu’en avril.
> la sécheresse comparée à 1976,
> les incendies (Espagne, Portugal, sud de la France)
De plus en plus d’actions sont menées pour faire agir, ou au moins réagir, les acteurs concernés.
> Le film d’Al Gore pour dénoncer les ravages du réchauffement climatique.
> Le Défi pour la Terre de Nicolas Hulot (encore lui) pour pousser les ménages à agir au quotidien.
> La taxe écologique sur les produits électroniques pour financer leur recyclage et un sondage qui montre que les français choisissent leur électro-ménager en fonction des labels écolo.
Ah quel sujet sensible ! Sur Demain la Terre, on aimerait pouvoir ne pas en parler, pourtant difficile de passer à côté de la politique quand on se soucie de l’environnement.
Sur Demain la terre, nous pensons que les grands changements ne se feront pas sans décisions politiques. Sans incitation fiscale, légale et/ou obligatoire, pas d’espoir pour l’environnement, même avec toute la bonne volonté du monde.
En cette fin d’année de pré-campagne électorale, nous voyons ressurgir les promesses d’améliorations environnementales. Est-ce que, une fois encore, ce ne seront que des promesses non tenues après l’élection ?
Il parait qu’internet constitue un nouveau contre-pouvoir ! 2007 sera une année électorale cruciale pour l’environnement. Plus que jamais nous vous invitons à nous rejoindre sur Demain la Terre pour vous informer, débattre et agir.
[1] The International Union for the Conservation of Nature and Natural Resour
[2] Registration (enregistrement), Evaluation (évaluation), Authorization (autorisation) of CHemicals (des substances chimiques)