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Une ampoule fluocompacte pour les économies d’énergie

Speculoos, le vendredi 6 mai 2005
 

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Aujourd’hui, l’éclairage représente 14 % de toute l’électricité consommée en France, soit la production permanente de sept réacteurs nucléaires [1]. Un ménage consomme annuellement 400 à 600 kWh pour s’éclairer [2].

Il y a une solution très simple pour alléger cette facture énergétique : choisir des ampoules fluocompactes.

Les lampes compactes « basse consommation » (souvent appelées économiques ou fluocompactes) ont été produites après la crise du pétrole dans les années 70, lorsque des chercheurs ont eu l’idée de replier sur lui-même un tube fluorescent. Après des débuts un peu papillonnants, les lampes fluocompactes disponibles actuellement fournissent une lumière très semblable à celle des ampoules classiques à incandescence, mais présentent sur ces dernières des avantages remarquables. Ainsi, une lampe fluocompacte de 20 W :

La lampe fluocompacte est certes plus chère à l’achat (11 € en moyenne contre 1,20 € pour une ampoule classique), mais si l’on prend en compte l’économie réalisée en énergie le surcoût est amorti en moins d’un an. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le bilan énergétique établi par Picchou, qui a comparé le rendement d’ampoules économiques et classiques dans 15 situations différentes.

Installer ces ampoules économiques a des conséquences sur l’environnement aussi.

Durant sa vie, une seule ampoule fluocompacte de 20 W permet une économie de 1000 kWh, évitant ainsi :

Attention, déchet dangereux

Usagées, les lampes fluocompactes ne doivent surtout pas être cassées ou jetées dans les ordures ménagères. Contenant du mercure (environ 10 milligrammes pour les lampes ayant un l’éco-label européen), elles sont classées depuis mai 1997 en France comme déchets dangereux. Mais tous leurs composants (la poudre fluorescente, le mercure, les culots en aluminium et le verre) peuvent être recyclés. Il faut donc les remettre entières à une collecte de petits déchets chimiques pour le recyclage [4].

Malgré cela, le bilan écologique des lampes fluocompactes reste plus favorable que celui des lampes à incandescence ou halogènes qui ont un faible rendement, une durée de vie courte et ne sont pas recyclables.

Comme Picchou, qui fait astucieusement remarquer que le ver luisant, lui, est capable de produire une lumière froide avec le meilleur rendement connu, on peut espérer voir apparaître une nouvelle génération d’ampoule sans aucun défaut, mais en attendant, n’hésitez plus, changez les vôtres !


Source : SALOMON T. et BEDEL S., La maison des [néga]watts, Mens, éd. Terre vivante, 1999, p. 81 et suiv.

[1] Données pour l’année 1995 (Etudes INESTENE 1996, cahiers du CLIP n°7)

[2] 400 kWh/an en Europe, 500 kWh/an au Japon et 1000 kWh/an en Amérique du Nord (Cahiers du CLIP n°7)

[3] La lampe à incandescence traditionnelle a une efficacité lumineuse très faible, de l’ordre de 13 lumens par watt. Elle produit finalement peu de lumière (5 %) et beaucoup de chaleur (95 %) ! Les lampes halogènes sont un peu plus performantes, mais l’idée que ces lampes sont économiques est une légende. Très utilisés en éclairage indirect, les luminaires halogènes sont très énergivores : une lampe halogène « crayon » de 500 W utilisée chaque soir pendant 3 heures consomme 550 kWh/an... soit plus que deux lave-linge !

[4] Voyez le diagramme des ampoules recyclables (document .pdf) sur http://www.recylum.com/.


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